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Noël 2022: le renchérissement n’épargnera pas le Père Noël

26.10.2022

Malgré des frais de transport qui se limitent au fourrage pour ses rennes, le Père Noël doit compter avec une inflation qui pèsera de tout son poids sur sa hotte.

Après deux années fastes et un bon démarrage en 2022 le marché des jouets semble s’essouffler quelque peu face à la récession.

Selon une comparaison effectuée dans deux enseignes, diffusée le 25 octobre par la RTS dans son téléjournal, aucun secteur de la branche des jouets n’est épargné par le renchérissement quelle que soit la provenance des articles, sans compter l’envolée des frais de transport.

La RTS explique l’inflation record par les augmentations suivantes intervenues en un an:

  • Composants électroniques +15%
  • Bois +10%
  • Plastique +29%
  • Transport +16%

Des choix s'imposent aux consommateurs...

Les clients s’interrogent et différentes tendances se dessinent pour les enfants qui ont été sages: réduire les dépenses consacrées aux jouets ou comprimer les frais dans d’autres domaines afin que les chers petits soient gâtés malgré tout, compte tenu de l’importance pour eux de la période des fêtes.

... comme aux magasins

Du côté des commerçants, certaines enseignes tentent d’amortir un peu le choc, certaines enseignes tentent de bloquer leurs prix jusqu’à Noël, ce qui permettra aux parents de faire leurs achats de Noël sans trop de soucis.

 

L’an dernier, les Suisses ont consacré en moyenne CHF 334 au budget des cadeaux de Noël, un montant qui devrait rester stable cette année. Il faudra donc qu’ils se montrent plus attentifs à leurs dépenses sans pour autant renoncer à faire plaisir, en conclut Frédérique Tutt, analyste monde pour le cabinet américain d’études de marché NPD. Elle estime que les consommateurs seront à l’affut de bonne affaires et d’offres promotionnelles. Même pendant les années les plus difficiles depuis 2008, jamais le marché n’a reculé de plus de 6% au quatrième trimestre, ce qui est plutôt rassurant pour les acteurs du marché.

Selon une étude en ligne réalisée cet été par NPD en France métropolitaine, 26% des Français admettent avoir réduit leurs dépenses en jeux et jouets lors des six derniers mois par rapport à l’année précédente et seuls 19% affirment avoir dépensé plus. Ce recul n’épargne pas non plus les ventes de jouets en ligne par rapport à 2021.

 

Dans cette situation tendue, le secteur des jouets devra tout mettre en œuvre pour privilégier l’esprit de Noël en dépit de la réalité économique actuelle.